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Une représentation de Peep-Show
Université Waseda, Tokyo
Vendredi 1er Juin 18H3O
Departement de Littérature Francaise et
Département de Théâtre
Retrouvez les dates et lieux des représentations du mois de Mai et Juin dans les articles suivants et dans la rubrique "Les représentations" de ce site.
La belle Parleuse à Osaka
Peep-Show à Tokyo
La belle Parleuse à Tokyo
L'Association La belle Inutile remercie chaleureusement toutes les personnes qui lui permettent de présenter ses spectacles au Japon.
Représentation de La belle Parleuse
Université d'Osaka 14 Mai 2012
Photo de Monsieur Hirotsugu YAMAJO
Pour retrouver cette affiche, cliquez ici.
Prigent's tour 2012
Les extraits vidéos des lectures/performances: Ici !
Et les prochaines :
Dimanche 29 avril 2012, 15 h : "Ecrivains à Chambord", au Domaine National de Chambord.
En savoir plus : cliquez !
Et passées :
Vendredi 10 février 2012,
20 h 30 : Mordelles (35), Centre Culturel
L'Antichambre
Vendredi 17 février 2012 : Nantes, Festival CABLE#5 -
aux ATELIERS DE BITCHE -
3 rue de Bitche, 44000, Nantes.
Et les extraits vidéo : ici !
Samedi 10 mars 2012, 18 h : Clermont-Ferrand, Salle Conchon,
dans le cadre de la "Semaine de la poésie".
Samedi 17 mars 2012, 16 h : Romainville, Médiathèque Romain Rolland.
La belle Parleuse
Il arrive qu’un livre disparaisse de la circulation pour une raison aussi bête que la faillite de l’éditeur. C’est le cas de Portrait d’une dame, d’Alain Frontier, publié par Al Dante en 2005, brièvement en librairie, puis « indisponible », au fond d’une cave ou passé au pilon.
Peu importe, puisqu’il existe désormais une adaptation théâtrale de ce livre : La Belle Parleuse, conçue, montée, interprétée par Vanda Benes, avec le concours de Christian Prigent. J’ai assisté à l’une de ses représentations, le 23 février à l’IMEC près de Caen.
Le sujet du livre, la « dame », a pour loisir la photographie. Elle attrape tout, des fils électriques aux trains, des plaques de rue aux amis. Autant la photographie est muette, autant la dame parle à son compagnon, commentant ce qu’elle vit ou voit : son quotidien.
L’auteur, poète et grammairien, a repéré dans ces propos des phrases remarquables par leur oralité (ni elle ni un dialoguiste ne les écriraient), et une spontanéité (elles sont réactives) empreinte d’éducation (elles ont une syntaxe, leur lexique est étendu sans être choisi ni toujours châtié) qui contribue à leur charme.
Le livre accumule ces instantanés phrastiques, notés sans autre légende que la date et l’heure. Des photographies verbales. Cadrées : une phrase, une expression. Et objectives : nettes, sans flou ni sous-entendu.
La photographie capte des instants décousus, au contraire du cinéma dont chaque séquence, même brève, suggère déjà par sa continuité un fil, entrouvre une narration. Dans le livre, l’instant brut de la phrase prise sur le vif frappe sans se dissoudre dans un contexte.
Certes, quand les instantanés se succèdent rapidement, le lecteur peut reconstituer une situation : la dame et son compagnon sont à la plage, en voiture, au restaurant ou chez eux. Même isolément, les remarques sont suggestives ; elles surprennent, font sourire, interrogent. Mais toutes ont été volées : pas prononcées dans l’intention qu’on les note.
Surtout, leur discontinuité temporelle fait du « portrait » un puzzle dont les pièces s’emboîtent mal ; et de larges manques trouent l’image. La « dame » parle, vivante, charmante, pétillante. Ses familiers la reconnaissent. Mais au fond, pour tous, elle demeure aussi impénétrable que la Joconde. D’autant que les traits verbaux qui la portraiturent font plutôt penser à un Pollock. Car à chaque phrase elle a bougé. Aussi net soit-il, chaque instantané verbal ne capte qu’un mouvement, une réaction.
Au théâtre, Vanda Benes ne cesse de changer, muer, bouger, au lieu de camper un caractère. Même si l’adaptation rapproche des moments éclatés dans le livre pour former des séquences (réveil, promenade, repas, etc.), même si les instantanés verbaux sont resserrés en un diaporama vif et rythmé, le monologue qui en résulte est un feu d’artifices où les phrases jaillissent à l’improviste, en l’absence de tout bouquet. D’où l’impression fausse mais saisissante d’improvisation que donne le jeu de l’actrice. On assiste à des paroles et des gestes (plus qu’à des scènes) qui surgissent impréparés, sans suite, surprenant de spontanéité, avec l’air du banal. Sur des tons qui varient du précipité au tranquille, des propos sont modulés qui, tout à fait compréhensibles, ne forment pourtant aucun discours, suggèrent à peine une attitude devant la vie. Parce qu’ils vont à l’essentiel : comment le langage, loin de nous habiller sur mesure, nous babille mal fagotés dans nos gestes les plus banals.
Ça rappelle un peu le théâtre de Novarina. Moins les visées critiques ou métaphysiques. Ce n’est que du tous les jours avec les tours que joue la parole. D’habitude cet ordinaire est ennuyeux, tant on le connaît. Mais là on n’a pas le temps : que ses bribes débridées à une vitesse (courtelinesque) où une proposition efface l’autre. Il n’y a que le langage et une actrice dont le corps partage le ratage de chaque phrase dans son énonciation d’une fatigue, un regret, une surprise, voire une joie – tous pareillement éphémères. Sur scène auprès de la « dame », le détachement qu’affiche « l’auteur » (Prigent), notant les propos entendus, surligne la distance entre les mots et la personne qui les prononce.
L’éphémère est le propre de l’oralité. À des paroles donner le statut de « portrait », dans un livre ou au théâtre, c’est montrer le réel de la condition humaine. On peut toujours écrire, photographier, nos instants disparaissent. Faut-il en pleurer ? Allons bon… La Belle Parleuse est un moment de gaieté : de vie comme il faut l’entendre.
Jacques Demarcq
Une production de la compagnie La belle Inutile, Station Vaste Monde, 29 rue du Légué, 22000 Saint-Brieuc, www.labelleinutile.fr
Un texte à retrouver sur Sitaudis : http://www.sitaudis.fr/Celebrations/la-belle-parleuse.php

Cable #5
Vendredi 17 février 20H
Ateliers de Bitche
3, rue de Bitche, Nantes
(derrière la cité des congrès)
Christian Prigent + Vanda Benes
Littérature Performance
Voir les vidéos :
Tout savoir : cliquez !
La belle Inutile est une association Loi 1901
Présidente : Roselyne Le Calvez, Vice-Président : Mathias Pérez
Trésorière : Myriam Rio, Trésorière-adjointe : Camille La Jannou
Secrétaire : Jacques Demarcq
La belle Inutile
à la Station VasteMonde
29, rue du Légué
F-22000 St-Brieuc
00 33 (0) 6 42 77 39 03
Vendredi 1e juin 2012 à 18h30, Université Waseda, Tokyo
Samedi 30 juin 2012 à 18h, Tharon-Plage (44)
Vendredi 16 novembre 2012 à 15h, Espace Image et Son de la bibliothèque d’Anglet (64)
Vendredi 25 novembre 2011 à 18h30, théâtre Molière-scène d'Aquitaine, Bordeaux
Mercredi 27 avril 2011 à 19h à l'Institut Franco-Japonais de Tokyo
Jeudi 28 avril 2011 à 18h à l'Université Gakushuin de Tokyo
Le jeudi 31 mai 2012 à 19H à l'Université Gakushuin (Tokyo, Japon)
Le dimanche 1er juillet 2012 à 18H Festival Terres de Paroles, Parc de Clères, Normandie.
Les dimanches 5 août et 2 septembre 2012 à 16H30 à la Villa Rohannec'h, Saint-Brieuc (22)
et passées :
Le lundi 14 mai 2012 à 15H à l'Université d'Osaka (Japon)
Le jeudi 23 février 2012 à 20H à l'imec, St Germain La Blanche Herbe (14)
Le dimanche 30 octobre à 15h aux Jardins du Botrain à Mûr-de-Bretagne (22)
Le lundi 31 octobre à 15h au Jardin de Kestellic à Plouguiel (22)
Le mardi 1er novembre à 15h aux Rhôdogites du Goëlo à Pludual (22)
Dans le cadre des Scène d'Automne au Jardin
Attention Travaux : Vendredi 14 octobre à 20h30 Centre Culturel de la Ville Robert, Pordic (22)
La belle Parleuse, duo pour une actrice et un écrivain.
Pendant trois ans, l’écrivain Alain Frontier a noté jour après jour et minute après minute les paroles de sa compagne photographe, Marie-Hélène Dhénin. Cela a donné un livre intitulé Portrait d’une dame.
Le spectacle La belle Parleuse reprend ce matériau pour reconstituer une journée (réveil, petit déjeuner, randonnée, pique-nique.)
La comédienne Vanda Benes joue le rôle de la dame, l’écrivain Christian Prigent, celui (muet) de l’écrivain.
Il s’agit au bout du compte d’une chronique à la fois quotidienne et surprenante, cocasse et touchante dans laquelle chacun peut se retrouver.
Le dossier : cliquez !
La fiche technique : cliquez !
Les photos : cliquez !
Les vidéos : Cliquez !
Un texte de Christian Prigent
Un solo de Vanda Benes
Plusieurs formats pour cette performance : de 25 à 60 minutes.
Présentation du "Peep-Show" : cliquez !
et en cliquant, choisissez : Les photos, le dossier, des extraits à visionner...
Portrait d'une dame d'après le livre d'Alain Frontier (accompagné des photographies de Marie-Hélène Dhénin)
Le film de Ginette Lavigne sur Christian Prigent (avec Vanda Benes et Christian Prigent) est disponible en DVD.
Commande auprès de l’éditeur : Les Films du Tambour de Soie, 6A Rue Crinas Prolongée, 13007 Marseille /04 91 33 35 75 / tamtamsoie@tamtamsoie.net
Tous les extraits vidéo sont sur Dailymotion et ici :
"NCIS" performance à deux voix par Vanda Benes et Christian Prigent. Texte écrit par Christian Prigent sur une commande des éditions Léo Scheer pour le volume "Ecrivains en série".
Pour voir le vidéo enregistrée au festival Cable#5 à Nantes le 17 février 2012, c'est là :