Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Pages

La belle Inutile présente

Le Samedi 19 juin 2010 à 20H Au Temple de Lanleff (Côtes d’Armor)

La première tentative orale 

autour des treize premières pages de 

Portrait d’une Dame

un livre d’Alain Frontier,

des photographies de Marie-Hélène Dhénin,


 

Dossier complet à télécharger sur ce lien

 


Interprété par Les belles Inutiles :


Catherine Goument

Roselyne Le Calvez

Athali Lefevre

Monique Le Gall

Laurence Pearce

Myriam Rio 

Thiphaine Wosak

et Vanda Benes


Direction artistique : Vanda Benes

Collaboration : Christian Prigent

Remerciements : Marie-Hélène Dhénin et Alain Frontier


La Compagnie La belle Inutile est subventionnée par le Conseil Général des Côtes d’Armor.


De quoi s’agit-il ?


“Jamais dame ne sera prisonnière de son portrait.”


Ici le rôle de l’écrivain consiste, pendant trois années consécutives, à noter quotidiennement ce que dit son modèle. 

 “Les paroles, dit le modèle, sont les seules choses qui nous appartiennent, et toi, tu m’en dépossèdes. Bribes arrachées au flux d’une parole (amitiés, paysages, lectures, épopées domestiques, aphorismes et sentences), prélèvements de ce qu’une voix, au fil des heures, profère, voici un livre intégralement cité et minuté... Sa radicalité est dans la violence douce du rapt, dans l’alignement a-pathique des coupons. C’est quelque part du côté du ready-made (découpage et encadrement), du cut-up in vivo, de la tranche de langue, d’une autre langue qui en tire, du coup (le modèle est photographe), le portrait : l’écriture toute crachée.”


Christian Prigent 



Portrait d’une dame, une Tentative Orale


Couchées sur le papier, les paroles prononcées par Marie-Hélène Dhénin, le modèle, tracent un portrait. Ce portrait est une fiction dont nous faisons théâtre en animant les mots : les interprètes, multiples figures féminines, font apparaître la dame du portrait.


Les interprètes et la metteur en scène, membres de la Compagnie La belle Inutile se sont réunies autour de ce livre pour le découper et se le distribuer : chacune prend un morceau du portrait.

Ce projet se développe dans le temps, comme le livre, et n’a de limite que sa fin : la dernière parole notée. 

Nous commençons, à quelques unes, par les premières pages et notre groupe, au fil du temps, s’enrichissant de nouvelles dames, tracera le portrait complet, de la dame.

Le Portrait d’une dame se développe dans un espace commun, partagé entre les interprètes et les spectateurs, le temps de la représentation : pas de scène, pas de salle préalablement définies. Nous habitons le lieu qui nous accueille, nous l’occupons avec nos voix, nos corps émergeant, s’effaçant, surgissant, au rythme du portrait qui éclôt. 


Nous avons le temps devant nous qui ne nous précipite pas. 


La durée de la représentation et sa composition dépendra du nombre des interprètes.


Le Portrait d’une dame naîtra de cette liberté.

Vanda Benes, juin 2010